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Acclimatation(n.f.)botanique
Adaptation d'une espèce à des conditions de milieu différentes de celles de son aire d'origine. Le mot désigne aujourd'hui un ajustement physiologique au cours de la vie d'un individu, sans transmission héréditaire. Au XIXe siècle, il englobait aussi ce que nous appellerions l'adaptation évolutive, et Saporta lui accordait un rôle essentiel dans la transformation des lignées végétales.
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Accrétion océanique(n.f.)tectonique
Fabrication de croûte océanique neuve le long d'une dorsale, où le magma remonte entre deux plaques qui s'écartent. Elle prend le relais du rifting: quand la croûte continentale, trop amincie, se rompt, l'étirement cesse et c'est le plancher océanique qui s'élargit. Au large du golfe du Lion, elle commence vers 20 Ma et permet la rotation, en sens inverse des aiguilles d'une montre, du bloc corso-sarde, qui s'éloigne du continent.
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Alluvions(n.f.pl.)sédimentologie
Dépôts laissés par un cours d'eau: graviers, sables, limons. Les cartes géologiques distinguent les alluvions récentes, qui tapissent le fond de vallée actuel et portent le lit du ruisseau, des alluvions anciennes, perchées en terrasses de part et d'autre et témoins d'un lit plus élevé. À Armissan, les premières occupent le cours du Mayral, les secondes le bordent au nord et au sud. Toutes sont quaternaires, donc plus jeunes de plus de vingt millions d'années que les dalles à empreintes.
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Angiospermes(n.f.pl.)botanique
Plantes à fleurs, dont les graines se forment à l'intérieur d'un ovaire clos qui deviendra le fruit. Elles s'opposent aux Gymnospermes, conifères et apparentés, dont les graines sont portées à nu sur une écaille. La quasi-totalité des plantes de la flore d'Armissan en relève, à l'exception des pins et des Cupressacées. Leur apparition brutale au Crétacé moyen a été le principal embarras de Darwin devant sa propre théorie.
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Aquitanien(n.m.)stratigraphie
Premier étage du Miocène, de 23,04 à 20,44 millions d'années. Il suit immédiatement l'Oligocène. Dans le bassin de Narbonne-Sigean, une partie du remplissage lui appartient: les calcaires lacustres de Sigean ont livré des rongeurs de la biozone de Paulhiac, aquitanienne. Les dalles d'Armissan, elles, sont tenues pour nettement plus anciennes.
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Arctotertiaire(adj.)paléoécologie
Se dit des lignées végétales apparues aux hautes latitudes de l'hémisphère nord au Tertiaire, à feuilles le plus souvent caduques, qui migrent vers le sud à mesure que le climat se refroidit. À Armissan, les érables, ormes, peupliers et bouleaux en relèvent. Ils y côtoient des Lauraceae héritées des flores chaudes de l'Éocène: ce mélange est la signature de l'Oligocène européen. Le terme, forgé à la fin du XIXe siècle et répandu au milieu du XXe, suppose une flore homogène migrant en bloc vers le sud; la paléobotanique récente l'emploie avec prudence, les histoires de ces genres se révélant distinctes les unes des autres ( d'après Mai, 1995, lui-même transmis par Tanrattana et al., 2020.
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Assemblage(n.m.)taphonomie
Ensemble des restes fossiles retrouvés dans un même niveau. L'assemblage fossile est ce qui reste d'une communauté végétale après transport et conservation. Il n'en donne pas une image fidèle: à Armissan, les plantes de rive y sont surreprésentées.
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Biome(n.m.)paléoécologie
Ensemble d'écosystèmes terrestres partageant un même climat et une même physionomie végétale, indépendamment de la composition floristique. La forêt tempérée caducifoliée est un biome, la forêt tropicale humide en est un autre. La laurisylve macaronésienne, forêt subtropicale humide à feuilles persistantes et coriaces, est celui où survit aujourd'hui Laurus, genre présent à Armissan. Armissan est rattaché au biome tempéré chaud, celui qui remplace en Europe les forêts tropicales de l'Éocène.
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Blot(n.m., usage local)carrières
Nom donné à Armissan aux couches friables qui recouvrent la dalle exploitable et qu'il faut retirer avant de l'attaquer à la barre à mine et au coin de fer. Ce matériau part au déblai. Ailleurs dans le métier de la pierre, le même mot désigne au contraire le bloc extrait: l'emploi retenu ici est celui des carrières d'Armissan, tel que le rapportent les témoignages recueillis par la commune.
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Bombement thermique(n.m.)tectonique
Soulèvement large et lent d'une région, provoqué par la remontée de matériel chaud sous la croûte: la roche chauffée se dilate, devient moins dense, et la surface se relève. Il n'y a ni faille ni plissement, seulement un dôme de plusieurs centaines de kilomètres. Le golfe du Lion en offre un cas: la région reste haute pendant tout le rifting oligocène, alors même que des fossés s'y ouvrent, et ne s'affaisse qu'ensuite, quand l'anomalie thermique s'efface.
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Brèche(n.f.)sédimentologie
Roche formée de fragments anguleux cimentés. L'angle des fragments indique un transport très court, contrairement au poudingue dont les galets sont émoussés par le roulement. Dans le bassin de Narbonne-Sigean, les brèches s'accumulent au pied immédiat des reliefs qui le bordent.
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Burdigalien(n.m.)stratigraphie
Troisième étage du Miocène, de 20,44 à 15,98 millions d'années. Dans le Narbonnais, son sommet marque le retour de la mer sur un pays resté continental depuis l'Oligocène. Des molasses marines de cet âge affleurent aux Bugadelles, à l'est d'Armissan.
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Calcaire lacustre(n.m.)sédimentologie
Calcaire formé au fond d'un lac, par précipitation du carbonate dissous et par accumulation de restes d'organismes d'eau douce, charophytes et gastéropodes notamment. Il se distingue du calcaire marin par sa faune. Les dalles d'Armissan en sont un exemple, avec une teneur en argile qui les fait qualifier de calcaires marneux.
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Calibration(n.f.)paléoclimatologie
Jeu de végétations actuelles servant de référence à une méthode climatique. CLAMP en propose plusieurs, selon que le jeu de stations inclut ou non les stations à mousson d'Asie orientale. Pour Armissan, la calibration Asia1 est retenue, parce que la flore se place près de ces stations dans l'espace physionomique. Ce choix influe sur les valeurs obtenues, sans préjuger du climat réel du site.
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Caloptérygidés(n.m.pl.)paléontologie
Famille d'insectes de l'ordre des odonates, sous-ordre des zygoptères, celui des demoiselles: corps grêle, ailes repliées au-dessus du dos au repos, souvent larges et colorées. La larve est aquatique, l'adulte se tient près des berges boisées. Exemple: l'aile décrite d'Armissan en 1987 sous le nom de Sapho armissani appartient à cette famille; les représentants actuels du genre Sapho fréquentent les forêts humides d'Afrique intertropicale.
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Charnière(n.f.)tectonique
Bordure d'un demi-graben opposée à la faille principale, là où le compartiment basculé se raccorde au relief sans rejet notable. Le remplissage y est mince et les couches viennent buter sur la pente. Armissan occupe la charnière sud-orientale du bassin de Narbonne-Sigean, contre la Clape, et non son point bas.
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Chattien(n.m.)stratigraphie
Second et dernier étage de l'Oligocène, jusqu'à 23,04 millions d'années. Sa base est celle qui suit le Rupélien, définie depuis 2016 par le stratotype de Monte Cagnero, daté de 27,82 ou 27,41 Ma selon le calage astronomique Coccioni et al., 2018; la charte internationale retient 27,3 Ma ICS, 2024, et l'échelle de 2012 donnait 28,1 Ma. Le gisement d'Aix-en-Provence lui appartient. Les dalles d'Armissan, rapportées au niveau MP 23, sont plus anciennes et appartiennent au Rupélien; seul Butzmann les place à l'Oligocène supérieur: voir le chapitre sur la datation.
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Chronostratigraphie(n.f.)stratigraphie
Discipline qui découpe le temps géologique en unités hiérarchisées: ère, système, série, étage. Ses bornes sont fixées par une commission internationale et révisées périodiquement, ce qui explique qu'une même limite change de valeur d'une publication à l'autre: la fin du Rupélien vaut 28,1 Ma dans l'échelle de 2012, 27,82 ou 27,41 Ma selon le calage du stratotype Coccioni et al., 2018, 27,82 chez Tanrattana et al. Tanrattana et al., 2020, et 27,3 Ma sur la charte actuelle ICS, 2024.
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Cinérite(n.f.)géologie
Roche formée de cendres volcaniques fines. Saporta la définit comme des « cendres d'origine éruptive, remaniées, cimentées et stratifiées par les eaux » Saporta, 1878b. Comme la vase calcaire d'Armissan, ce sédiment fin conserve bien les feuilles. Dans le Cantal, la flore pliocène la plus riche en a été exhumée par B. Rames; Saporta en rend compte dans le chapitre de ses Périodes végétales de l'époque tertiaire consacré au Pliocène.
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CLAMP(n.pr.)paléoclimatologie
Acronyme de Climate Leaf Analysis Multivariate Program. Méthode qui code les caractères de forme des feuilles d'un site, vingt-neuf dans la version de 1993, trente-et-un dans la calibration employée pour Armissan, et compare ce codage à celui de centaines de végétations actuelles au climat connu. Le site fossile est placé dans cet espace, et onze variables climatiques en sont déduites. C'est la méthode employée pour Armissan sur 93 unités taxinomiques.
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CMMT(sigle)paléoclimatologie
Cold Month Mean Temperature, température moyenne du mois le plus froid. Variable décisive pour la végétation, car elle commande la survie des espèces sensibles au gel. À Armissan, 6,1 °C avec un écart-type de 4,1 °C, la valeur la moins bien contrainte du jeu.
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Coévolution(n.f.)évolution
Évolution conjointe de deux lignées qui exercent l'une sur l'autre une pression de sélection réciproque, chacune modifiant le milieu de l'autre. Une fleur et l'insecte qui la visite en fournissent l'exemple type: la corolle se transforme pour attirer, l'appareil buccal pour prélever. Saporta est le premier à proposer ce mécanisme pour rendre compte de la diversification des plantes à fleurs, dans une lettre à Darwin de 1877.
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Continuité(n.f.)évolution
Caractère d'une série de flores qui se succèdent sans intervalle, chacune ressemblant assez à la suivante pour qu'aucun vide ne s'ouvre entre elles. C'est un constat de terrain, obtenu en comparant des assemblages niveau par niveau, et il se distingue de la filiation, qui est une explication. Saporta écrit à Darwin en 1868 avoir surtout insisté sur la continuité des phénomènes de la vie, et que cette continuité conduit à admettre la filiation des espèces les unes par les autres.
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Crétacé(n.m.)stratigraphie
Dernier système de l'ère secondaire, de 143,1 à 66 millions d'années. Les calcaires qui forment le massif de la Clape appartiennent à son tiers inférieur, déposé sur une plate-forme marine peu profonde. Ce sont eux qui forment le horst bordant le lac d'Armissan, bien plus tardif.
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Datation radiométrique(n.f.)géochronologie
Mesure d'âge fondée sur la décroissance d'un isotope instable contenu dans un minéral, qui donne un chiffre assorti d'une incertitude. Elle exige que l'horloge démarre à un instant identifiable. Le potassium 40, qui se transforme en partie en argon, remplit cette condition dans les minéraux d'une éruption: refroidis brutalement, ils ne retiennent en principe aucun argon initial, et l'argon accumulé ensuite mesure le temps écoulé depuis l'éruption. Une cendre tombée dans un lac date le lit qui la contient. D'où l'exigence de roches appropriées, volcaniques le plus souvent. Aucune des sources consultées n'en signale pour Armissan: l'âge du gisement repose entièrement sur des comparaisons de faune.
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Demi-graben(n.m.)tectonique
Fossé d'effondrement dissymétrique, limité par une faille normale principale d'un seul côté. Le compartiment affaissé bascule vers cette faille: le remplissage est épais de ce côté, mince du côté opposé, où les couches viennent buter sur le relief. Cette bordure mince s'appelle la charnière. Le bassin de Narbonne-Sigean est décrit comme un demi-graben basculé vers le nord-ouest. Ses failles suivent une direction est-nord-est, si bien qu'une coupe utile se trace nord-ouest / sud-est. Armissan se trouve sur la charnière sud-orientale, contre la Clape, pas dans le creux.
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Dépocentre(n.m.)sédimentologie
Point d'un bassin où le remplissage sédimentaire atteint son épaisseur maximale, donc où l'affaissement a été le plus fort. Il ne coïncide pas forcément avec le centre géométrique du bassin. Exemple: dans le fossé de Narbonne-Sigean, il est placé au droit de Coursan, à une quinzaine de kilomètres d'Armissan, qui occupe la bordure opposée.
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Descendance avec modification(n.f.)évolution
Formule par laquelle Darwin désigne ce qu'on appellera l'évolution: les espèces actuelles descendent d'espèces antérieures dont elles diffèrent, et toute la diversité du vivant procède de ce processus. Elle ne dit rien du mécanisme. C'est à ce cadre que Saporta adhère, sans reprendre à son compte la sélection naturelle que Darwin propose pour l'expliquer.
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Détritique(adj.)sédimentologie
Se dit d'un dépôt formé de débris arrachés à des roches antérieures puis transportés: sables, graviers, argiles. Par opposition aux dépôts nés d'une précipitation chimique dans l'eau. Exemple: le remplissage des fossés languedociens restés à terre est essentiellement détritique, alors que les dalles d'Armissan sont un calcaire précipité.
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Dicotylédones(n.f.pl.)botanique
Plantes à fleurs dont la graine porte deux feuilles embryonnaires, ou cotylédons. Le groupe rassemble la plupart des arbres à feuilles larges, chênes, érables, lauriers, nénuphars. Il s'oppose aux Monocotylédones, palmiers, graminées, iris, à cotylédon unique. La classification moderne a redécoupé cet ensemble, mais le mot reste employé au XIXe siècle et dans la correspondance de Darwin et Saporta.
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Discordance(n.f.)stratigraphie
Surface séparant deux ensembles de couches qui ne se sont pas déposés à la suite l'un de l'autre. Elle enregistre un temps sans dépôt, une érosion, et souvent un basculement des couches inférieures. Des couches sont dites discordantes sur celles qu'elles recouvrent quand elles reposent ainsi sur une surface tronquée. Exemple: aux Bugadelles, à l'est d'Armissan, les dépôts marins à huîtres du Langhien reposent directement sur un Crétacé plissé par la compression pyrénéenne, une quarantaine de millions d'années manquant entre les deux.
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Distension(n.f.)tectonique
Régime tectonique où la croûte s'étire. Il produit des failles normales et des compartiments effondrés, à l'inverse de la compression qui produit plis et chevauchements. Dans le Narbonnais, la distension oligocène succède directement à la compression pyrénéenne de l'Éocène supérieur et réutilise en partie les mêmes cassures.
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Eau saumâtre(n.f.)sédimentologie
Eau de salinité intermédiaire entre l'eau douce et l'eau de mer, caractéristique des lagunes et des estuaires. Sa faune propre, dont le gastéropode Potamides, sert à la reconnaître dans les dépôts anciens. Le bassin de Narbonne-Sigean en connaît des épisodes dans sa partie méridionale, mais pas dans les dalles d'Armissan, qui sont lacustres.
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Écart-type(n.m.)méthode
Mesure de la dispersion d'une série de valeurs autour de sa moyenne. Une reconstitution climatique sans écart-type n'est pas interprétable: à Armissan, un mois le plus froid donné à 6,1 °C avec un écart-type de 4,1 °C couvre en réalité l'intervalle de 2 à 10 °C, ce qui ne permet pas de dire si les gelées étaient rares ou absentes.
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Éocène(n.m.)stratigraphie
Deuxième époque du Paléogène, de 56 à 33,9 millions d'années, marquée par des climats chauds et des flores à affinités tropicales en Europe. Son sommet porte la compression pyrénéenne qui structure le relief du Narbonnais, et sa limite avec l'Oligocène coïncide avec un refroidissement global majeur.
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Évaporitique(adj.)sédimentologie
Se dit d'un dépôt formé par précipitation des sels dissous, quand l'eau s'évapore plus vite qu'elle n'est renouvelée: gypse, anhydrite, sel gemme. Exemple: les marnes gypsifères de Portel, au sud du bassin, sont un dépôt évaporitique; elles marquent des épisodes où le plan d'eau se concentrait.
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Faluns(n.m.pl.)stratigraphie
Sables coquilliers marins de Touraine et d'Anjou, autrefois extraits pour amender les terres, d'où le nom local. Lyell les retient en 1833 comme dépôt de référence pour définir le Miocène. Parler de l'horizon des Faluns au XIXe siècle revient à nommer le Miocène marin, et c'est en ce sens que Saporta borne sa série vers le haut. Les faluns de Touraine se rattachent aujourd'hui au Miocène, pour l'essentiel moyen.
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Filiation(n.f.)évolution
Lien de descendance entre espèces, l'une procédant d'une autre par transformation. Le mot est celui qu'emploie Saporta pour désigner ce qu'il retient de Darwin, par opposition aux créations successives et indépendantes qu'admettait la science d'avant 1859.
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Florenkomplex(n.m., all.)paléobotanique
Ensemble de flores fossiles réunies par une composition semblable, qui sert de repère dans une succession. Le terme vient de la paléobotanique allemande, où il ordonne les flores tertiaires d'Europe par leur contenu plutôt que par un âge mesuré. Exemple: le Florenkomplex d'Armissan associe des éléments à feuilles caduques et des Lauraceae abondantes.
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Foraminifères(n.m.pl.)paléontologie
Organismes unicellulaires marins à coquille le plus souvent calcaire, de la taille d'un grain de sable. Les uns flottent près de la surface et sont dits planctoniques; les autres vivent sur le fond et sont dits benthiques. Leurs coquilles s'accumulent dans les sédiments océaniques. Elles servent à dater les couches, comme pour la base du Chattien, et à lire le climat passé: dans la coquille d'un foraminifère benthique, la part d'oxygène lourd augmente quand les eaux profondes se refroidissent et quand les glaces s'étendent.
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Grande Coupure(n.f.)paléontologie
Renouvellement brutal des faunes de mammifères d'Europe occidentale au début de l'Oligocène, vers 33,5 millions d'années, quand des groupes venus d'Asie remplacent une partie des formes endémiques. L'événement suit de peu la transition Éocène-oligocène et son extension de la calotte antarctique. Il marque la limite entre les niveaux MP 20 et MP 21 de l'échelle MP, MP 21 étant le premier niveau-repère de l'Oligocène. Cette échelle sert à dater Armissan par un rongeur.
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Gypse(n.m.)sédimentologie
Sulfate de calcium hydraté qui précipite lorsqu'une eau salée s'évapore fortement. Sa présence signale un milieu confiné en climat à forte évaporation. Dans le bassin de Narbonne-Sigean, il est surtout développé vers le sud, du côté de Portel. Un rapport du BRGM signale aussi des marnes ligniteuses et gypseuses sur la bordure nord-est, dans le secteur d'Armissan, de Fleury et de Nissan-Lespignan Eulry, 1987.
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Holotype(n.m.)taxonomie
Spécimen unique qui sert de référence à un nom d'espèce. C'est cette pièce, et aucune autre, qui en fixe l'application. Elle l'est de deux façons: soit l'auteur la désigne, soit il a décrit son espèce sur ce seul exemplaire, et le statut suit alors automatiquement, sans déclaration de sa part. La seconde voie est la plus fréquente chez les auteurs du XIXe siècle. Beaucoup de types de Saporta pour Armissan sont conservés au MNHN et portent un numéro de collection visible sur les clichés de ce carnet.
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Horst(n.m.)tectonique
Bloc relevé entre deux failles, entouré de compartiments plus bas. Le contraire d'un graben. Le massif de la Clape est un horst calcaire, isolé par les dépôts post-tectoniques qui l'entourent. C'est ce relief qui a formé la bordure orientale du lac d'Armissan.
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Indice stomatique(n.m.)botanique
Part des stomates, ces petites ouvertures par lesquelles la feuille absorbe le gaz carbonique et perd sa vapeur d'eau, parmi l'ensemble des cellules de son épiderme. Moins il y a de gaz carbonique dans l'air, plus une plante forme de stomates. Sur une feuille fossile dont l'épiderme est conservé, l'indice permet d'estimer la teneur ancienne de l'air en gaz carbonique, en la comparant à une espèce actuelle proche Montigny, 2026.
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Inversion négative(n.f.)tectonique
Rejeu en distension d'une structure née en compression. La faille qui avait servi à empiler des terrains les laisse redescendre, à contresens du mouvement initial. L'opération inverse, une faille normale reprise en chevauchement, s'appelle inversion positive. Le fossé de Narbonne-Sigean a servi de modèle pour décrire ce mécanisme dans les Corbières.
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Jurassique(n.m.)stratigraphie
Système de l'ère secondaire, de 201,4 à 143,1 millions d'années, qui précède le Crétacé. Avec le Crétacé, il fournit l'essentiel de la pile calcaire du massif de la Clape et de la nappe des Corbières orientales.
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Laminite(n.f.)sédimentologie
Roche faite de lits très fins, d'épaisseur millimétrique, superposés sans être mélangés. Leur conservation suppose un fond calme, sans courant ni animaux fouisseurs. Les dalles d'Armissan en sont un exemple. Elles se débitent en feuillets d'environ deux millimètres, que Saporta lisait comme des dépôts annuels.
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Langhien(n.m.)stratigraphie
Quatrième étage du Miocène, de 15,98 à 13,82 millions d'années. Sa base correspond au maximum de la transgression marine dans le Bas-Languedoc: la mer recouvre alors le Narbonnais, la Clape formant une île.
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Lectotype(n.m.)taxonomie
Spécimen choisi après coup, parmi une série de syntypes, pour porter seul le nom de l'espèce. La désignation est le fait d'un réviseur ultérieur, non de l'auteur d'origine, et elle doit être publiée. Elle fixe définitivement ce à quoi le nom renvoie. Exemple: en 2013, la pièce MNHN 11100 a été désignée lectotype d'Anoectomeria brongniartii, décrit par Saporta en 1865 sur quatre exemplaires.
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Lignite(n.m.)sédimentologie
Charbon de qualité médiocre, formé par accumulation de végétaux dans un milieu gorgé d'eau et pauvre en oxygène, où la matière organique n'est pas détruite. Sa présence sous les dalles d'Armissan, en couches de moins d'un mètre, atteste des marais et des conditions réductrices: c'est le même régime qui permet la conservation des feuilles.
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Limbe(n.m.)botanique
Partie élargie et aplatie d'une feuille, par opposition au pétiole qui la porte. Sa taille, la forme de son sommet et de sa base, l'état de sa marge sont les caractères mesurés par les méthodes climatiques. Un limbe entier est rare dans un gisement: à Armissan il est fréquent, ce qui rend le site exploitable.
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MAP(sigle)paléoclimatologie
Mean Annual Precipitation, précipitations annuelles moyennes, en millimètres. CLAMP ne la mesure pas directement: elle est calculée à partir des précipitations de saison de croissance et de celles des trois mois les plus secs. À Armissan, environ 1 450 mm, avec une incertitude de plusieurs centaines de millimètres.
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Marne(n.f.)sédimentologie
Roche intermédiaire entre le calcaire et l'argile, contenant à peu près autant de carbonate que de minéraux argileux. Elle témoigne d'un dépôt lent en eau calme, avec des apports terrigènes réguliers. Le remplissage du bassin de Narbonne-Sigean en comporte plusieurs centaines de mètres, et les dalles d'Armissan sont des calcaires marneux.
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MAT(sigle)paléoclimatologie
Mean Annual Temperature, température annuelle moyenne. La variable la plus citée des reconstitutions paléoclimatiques, et la plus robuste des sorties de CLAMP. À Armissan, 16,2 °C avec un écart-type de 2,5 °C, soit un intervalle qui va de 13,7 à 18,7 °C. Cette marge n'est pas une faiblesse du site: tout indicateur calibré sur le climat actuel bute sur un plancher, et les auteurs de la méthode concurrente jugent irréaliste de prétendre à mieux que 1 à 2 °C Utescher et al., 2014.
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Mésozoïque(n.m. et adj.)stratigraphie
Ère géologique qui s'étend de 251,9 à 66 millions d'années, entre le Paléozoïque et le Cénozoïque. Elle regroupe trois périodes: le Trias, le Jurassique et le Crétacé. On l'appelait autrefois ère secondaire. Les calcaires de la Clape datent du Jurassique et du Crétacé: ce sont des terrains mésozoïques ICS, 2024.
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Méthode de coexistence(n.f.)paléoclimatologie
Méthode d'estimation du climat d'une flore fossile par ses plus proches parents actuels. Pour chaque plante, on relève l'intervalle de températures et de pluies où vit aujourd'hui son parent; le climat retenu est la zone où tous ces intervalles se recouvrent, celle où toute la flore aurait pu vivre ensemble. Un genre dont l'intervalle tombe régulièrement à l'écart des autres, comme Sequoia en Europe paléogène, fausse le résultat.
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Micromammifères(n.m.pl.)paléontologie
Petits mammifères fossiles, rongeurs et insectivores surtout, dont les dents servent à dater les dépôts continentaux. Leur évolution rapide en fait de bons marqueurs, à condition que la comparaison porte sur des régions dont les faunes sont déjà corrélées. La datation d'Armissan et celle du remplissage du bassin reposent l'une et l'autre sur eux, mais elles ne portent pas sur le même objet: l'une date une assise de vingt-huit centimètres, l'autre un empilement lacustre de plusieurs centaines de mètres dont les niveaux vont de l'Oligocène au Miocène inférieur. Les âges obtenus ne sont pas comparables terme à terme.
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Miocène(n.m.)stratigraphie
Première époque du Néogène, de 23,04 à 5,33 millions d'années. Saporta y plaçait le gisement d'Armissan, attribution abandonnée depuis la révision du rongeur en 1971. C'est aussi l'époque du retour de la mer sur le Narbonnais.
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Molasse(n.f.)sédimentologie
Grès tendre, souvent riche en débris coquilliers, déposé en mer peu profonde ou en bordure de bassin. Les molasses à Pecten des Bugadelles, à l'est d'Armissan, datent du retour de la mer au Miocène.
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Morphotype(n.m.)méthode
Forme de feuille distincte, reconnue et codée sans qu'il soit nécessaire de nommer l'espèce. Les feuilles d'un même morphotype partagent la marge, la taille et la forme du sommet et de la base. Dans le comptage de CLAMP, chaque morphotype tient lieu d'espèce. La correspondance n'est pas toujours exacte. Une espèce aux feuilles variables peut fournir deux morphotypes; deux espèces proches peuvent n'en faire qu'un. Armissan en livre quatre-vingt-treize.
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MP (échelle)(n.pr.)paléontologie
Sigle de Mammal Paleogene. échelle de corrélation des dépôts continentaux du Paléogène européen, fondée sur les associations de mammifères et surtout sur leurs dents. Elle compte trente niveaux-repères, MP 1 à MP 30, chacun défini par une localité de référence: une couche n'est pas datée directement, elle est rattachée au niveau dont la faune ressemble le plus à la sienne. Ce sont des points de corrélation et non des biozones au sens strict, qui supposeraient des limites définies. Les âges en millions d'années attribués aux niveaux sont estimés d'après l'évolution de la taille des dents dans les lignées de mammifères. Le passage de MP 20 à MP 21 correspond à la Grande Coupure. À Armissan, trois niveaux jalonnent la série: MP 22 ou 23 pour le rongeur, MP 25 pour l'anthracothère, MP 30 pour le calcaire sommital. Le Néogène a son équivalent, l'échelle MN.
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Nappe des Corbières(n.f.)tectonique
Grande dalle de terrains jurassiques et crétacés, décollée sur les évaporites du Keuper et charriée vers l'ouest-nord-ouest sur une vingtaine de kilomètres à l'Éocène supérieur. C'est l'élément tectonique majeur au sud de l'Aude. Les terrains sont décollés de Périllos jusqu'à la Clape, et les structures du massif y forment un duplex, c'est-à-dire un empilement d'écailles charriées les unes sur les autres.
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Nomenclature(n.f.)taxonomie
Ensemble des règles qui régissent l'attribution des noms scientifiques aux organismes: formation des binômes, priorité de la première publication valide, désignation d'un spécimen de référence. En paléobotanique, la nomenclature se complique du fait qu'un même végétal peut recevoir des noms différents selon l'organe conservé, feuille, fruit ou bois.
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Notice sur les travaux scientifiques(n.f.)méthode
Mémoire par lequel un savant expose lui-même l'ensemble de son œuvre, à l'appui d'une candidature à une académie, à une chaire ou à un prix. L'usage était courant en France au XIXe siècle. Le genre a une conséquence de lecture: son auteur y présente son parcours comme un dessein suivi, et il tend à donner pour programme initial ce qui fut parfois une orientation prise en chemin. La notice de Saporta, en 1875, appartient à ce type.
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Oligocène(n.m.)stratigraphie
Troisième et dernière époque du Paléogène, de 33,9 à 23,04 millions d'années. Elle s'ouvre sur un refroidissement global et voit se mettre en place les grandes calottes antarctiques. En Languedoc, c'est le moment où la distension crée les fossés continentaux dont le bassin de Narbonne-Sigean fait partie. Le gisement d'Armissan appartient à cette époque, sans que sa position à l'intérieur soit fixée.
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Paenanthracotherium(n.m.)paléontologie
Genre d'anthracothères, mammifères ongulés à doigts pairs apparentés aux hippopotames, disparus d'Europe à la fin de l'Oligocène. Il a été créé en démembrant l'ancien genre Anthracotherium, et l'espèce hippoideum, décrite par Rütimeyer au XIXe siècle, y a été transférée. On le connaît en France, en Allemagne, en Suisse, en Roumanie et au Pakistan. À Armissan, une mâchoire inférieure a été trouvée en 1876 dans une couche argilo-calcaire de la colline nord-ouest, au-dessus des dalles, à au moins vingt mètres d'après Viguier, qui précise toutefois que la pièce n'avait pas été trouvée en place; Noulet la décrit en 1878, sur l'avis de Rütimeyer. L'espèce est rapportée au Chattien ancien, MP 25.
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Palaeotherium(n.m.)paléontologie
Genre de mammifère herbivore décrit par Cuvier en 1804 sur des ossements tirés du gypse de Montmartre. Périssodactyle éteint, sans descendance actuelle. Son nom sert au XIXe siècle de repère chronologique: l'âge des Palæotherium désigne les couches à gypse du Bassin parisien, rapportées aujourd'hui à l'Éocène supérieur. Saporta y place la base de la série qu'il étudie. La graphie à ligature, Palæotherium, est celle des textes du siècle.
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Paléobotanique(n.f.)botanique
étude des végétaux fossiles: feuilles, bois, fruits, graines, pollens et spores. Elle sert à retracer l'histoire évolutive des plantes et à reconstituer les milieux anciens. Armissan a joué un rôle dans les deux registres: comme flore de référence pour l'Oligocène européen, et comme argument dans l'adhésion de Saporta à l'évolutionnisme.
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Paléoclimatologie(n.f.)paléoclimatologie
étude des climats du passé et de leur évolution. Elle procède par indicateurs indirects: assemblages de pollens, forme des feuilles, et géochimie isotopique. Ce dernier terme couvre en domaine continental au moins quatre supports distincts: le rapport des isotopes de l'oxygène dans le phosphate des dents de mammifères, le même rapport dans les carbonates formés au sein des sols anciens, les isotopes agrégés de ces mêmes carbonates, et ceux des coquilles de gastéropodes d'eau douce. Les deux premières donnent la composition isotopique de l'eau, dans laquelle la température se mêle à l'origine de l'humidité et à l'évaporation; les deux autres donnent une température, mais celle du moment et du lieu où le carbonate a cristallisé, non une moyenne annuelle. Chaque indicateur a son domaine de validité et sa marge d'erreur, et deux d'entre eux ne se juxtaposent qu'après vérification qu'ils mesurent la même grandeur.
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Paléogène(n.m.)stratigraphie
Première période de l'ère tertiaire, de 66 à 23,04 millions d'années, divisée en Paléocène, Éocène et Oligocène.
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Palynologie(n.f.)méthode
Étude des pollens et des spores, fossiles ou actuels. Leur enveloppe résiste à la décomposition et se conserve dans les sédiments fins. Les grains étant transportés par le vent, ils viennent de plus loin que les feuilles et donnent une image plus large de la végétation. Exemple: à Aix, six groupes de végétation ont été distingués par la palynologie, là où les macrofossiles d'Armissan ne livrent guère que la ceinture riveraine.
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Pangenèse(n.f.)évolution
Hypothèse de Darwin sur l'hérédité, publiée en 1868 dans De la variation des animaux et des plantes. Chaque cellule émettrait des « gemmules » qui circulent dans l'organisme, se rassemblent dans les éléments reproducteurs et transmettent les caractères, y compris ceux acquis au cours de la vie. Darwin la présentait comme provisoire. Saporta la jugeait ingénieuse mais peu éclairante. Elle a été abandonnée à la fin du XIXe siècle.
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Paratéthys(n.f.)paléoclimatologie
Mer intérieure peu profonde qui s'étendait au nord de la chaîne alpine, de la Bavière jusqu'à l'Asie centrale. Elle se sépare de la Téthys, l'océan qui occupait l'emplacement de la Méditerranée actuelle, vers la fin de l'Éocène, quand la surrection des Alpes isole les deux domaines. Une étendue d'eau de cette taille adoucissait le climat de l'intérieur de l'Eurasie; son retrait progressif vers l'est laisse les régions continentales plus sèches et plus contrastées. Exemple: la mer Noire, la Caspienne et la mer d'Aral en sont les restes. Armissan, lui, se trouvait du côté de la Téthys.
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Parenchyme(n.m.)botanique
Tissu fondamental d'une plante, fait de cellules à paroi mince et cellulosique, non renforcée de lignine. Il forme la chair des feuilles, des fruits et de la moelle des tiges. Exemple: à Armissan, c'est dans les parois du parenchyme foliaire que la pyrite s'est formée, alors que les parois lignifiées du bois lui ont résisté.
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Pendage(n.m.)géologie
Angle que fait une couche, ou le plan d'une faille, avec l'horizontale. Il va de 0°, pour une couche restée à plat, à 90°, pour une couche ou une faille verticale; proche de la verticale, on la dit subverticale. Le pendage se donne avec le sens dans lequel la couche plonge. À Armissan, les couches plongent de quinze à vingt degrés vers le nord-ouest et l'ouest.
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Physionomie foliaire(n.f.)paléoclimatologie
Ensemble des caractères de forme d'une feuille, indépendamment de l'espèce à laquelle elle appartient: taille du limbe, état de la marge, forme de l'apex et de la base, rapport longueur sur largeur. C'est sur ces caractères, et non sur la détermination des espèces, que reposent les méthodes climatiques comme CLAMP. Un gisement mal déterminé reste exploitable.
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Poudingue(n.m.)sédimentologie
Roche formée de galets arrondis pris dans un ciment. Elle indique un transport énergique, torrent ou cône de déjection. Saporta signale des poudingues au sommet de la série d'Armissan: le lac s'est comblé, et les matériaux grossiers des reliefs voisins ont fini par atteindre son emplacement.
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Plante actuelle de comparaison(n.f.)méthode
Espèce vivante mise en regard d'une espèce fossile pour en tirer un repère écologique (aire, climat, milieu). Elle ne descend pas de l'espèce fossile. Le séquoia de Californie, par exemple, sert de comparaison à celui d'Armissan. Les méthodes climatiques qui en partent parlent de plus proche parent vivant.
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Priabonien(n.m.)stratigraphie
Dernier étage de l'Éocène, de 37,7 à 33,9 millions d'années, immédiatement antérieur à la transition Éocène-Oligocène et donc au Rupélien. Exemple: le gisement de Célas, dans le Gard, auquel Armissan est comparé, est rapporté au Priabonien; il documente ainsi l'état de la végétation avant le refroidissement.
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Prodrome(n.m.)méthode
Ouvrage qui expose par avance le plan et les résultats provisoires d'un travail plus vaste, non encore achevé. Le mot est courant dans les sciences naturelles du XIXe siècle: il permet de fixer une nomenclature et de prendre date sans attendre la publication définitive. Le Prodrome d'une histoire des végétaux fossiles de Brongniart, paru en 1828, annonce ainsi son Histoire des végétaux fossiles, dont les livraisons s'échelonnent à partir de 1828 et qui restera inachevée Brongniart, 1828-1837. Les plantes d'Armissan sont publiées la même année, dans un mémoire distinct.
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Pseudosciuridés(n.m.pl.)paléontologie
Famille de rongeurs fossiles propres au Paléogène européen, connus surtout par leurs dents. Elle comprend les genres Pseudosciurus et Suevosciurus. L'appartenance du rongeur d'Armissan à cette famille suffit à exclure le Miocène; le choix du genre, lui, commande la position dans l'Oligocène, et les sources ne s'accordent pas.
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Pyritisation végétale(n.f.)taphonomie
Remplacement des tissus d'une plante par de la pyrite, sulfure de fer qui se forme dans un sédiment privé d'oxygène où des bactéries réduisent les sulfates. Le minéral occupe les parois cellulosiques et épargne les parois lignifiées. Exemple: reproduite en laboratoire, elle s'accomplit en quatre-vingts jours, ce qui donne une limite haute au temps d'enfouissement des feuilles d'Armissan.
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Rifting(n.m.)tectonique
Processus d'étirement de la croûte continentale qui aboutit, s'il se poursuit, à sa rupture et à la formation d'un océan. Il se traduit en surface par des fossés d'effondrement. L'ouverture de la Méditerranée occidentale en fournit l'exemple régional, dont le bassin de Narbonne-Sigean est une manifestation continentale.
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Roll-over(n.m.)tectonique
Pli en forme de voûte qui se forme dans le compartiment affaissé d'une faille normale dont la surface s'incurve en profondeur. Le bloc qui glisse ne peut pas suivre une surface courbe sans se déformer, et ses couches se courbent en réponse. Exemple: la sismique lue par Gorini et ses coauteurs donne au fossé de Narbonne-Sigean un vaste roll-over en bordure de la Clape. Ce modèle extensif ne fait pas l'unanimité pour les déformations les plus récentes.
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Rupélien(n.m.)stratigraphie
Premier étage de l'Oligocène, donc Oligocène inférieur. Sa base est fixée à 33,9 millions d'années. Son sommet est défini depuis 2016 par un point stratotypique mondial, à Monte Cagnero en Italie, sur la disparition commune du foraminifère Chiloguembelina cubensis. Ce niveau physique ne bouge plus, mais son âge numérique dépend du calage astronomique retenu: la publication du stratotype donne 27,82 ou 27,41 Ma Coccioni et al., 2018, la charte internationale actuelle 27,3 ICS, 2024, valeur retenue dans ce carnet, et une part de la littérature continue d'employer 28,1, valeur de l'échelle de 2012. Tanrattana et ses coauteurs retiennent 27,82 Tanrattana et al., 2020.
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Saltationnisme(n.m.)évolution
Conception selon laquelle l'évolution procède par sauts brusques plutôt que par variations insensibles accumulées. Le géologue suisse Oswald Heer la défendait, contre Darwin qui tenait au principe natura non facit saltum, la nature ne fait pas de saut. Les flores tertiaires de Saporta, où les espèces changent par degrés, ont servi à Darwin d'argument contre cette position.
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Score de complétude(n.m.)méthode
Indice qui mesure la part des caractères de forme effectivement lisibles sur les feuilles d'un assemblage fossile, rapportée à ce qu'un relevé de végétation actuelle fournirait. Il vaut 1 quand rien ne manque, 0,714 quand un caractère entier fait défaut sur tous les morphotypes, 0,429 quand il en manque deux. En dessous de 0,6, les estimations climatiques sont tenues pour peu fiables. Armissan atteint 0,91, Célas 0,55.
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Stampien(n.m.)stratigraphie
Ancien étage de la stratigraphie française, défini sur le bassin de Paris, recouvrant approximativement le Rupélien. Son extension n'a jamais été stable dans l'usage, ce qui limite la portée de la mention « Stampien ? » que la notice géologique retient pour Armissan.
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Subsidence(n.f.)tectonique
Affaissement progressif du fond d'un bassin sédimentaire, qui lui permet d'accumuler des épaisseurs de dépôts bien supérieures à sa profondeur d'eau. Un lac de quelques mètres peut ainsi laisser plusieurs centaines de mètres de sédiments, si le fond descend au rythme du remplissage. C'est la condition qui rend possible une série comme celle de Narbonne-Sigean.
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Suevosciurus(n.m.)paléontologie
Genre de rongeurs fossiles de la famille des Pseudosciuridés, sous-famille des Sciuroidinae, décrit par Dehm en 1937; la révision des rongeurs théridomorphes y compte sept espèces. C'est à l'espèce Suevosciurus ehingensis que Schmidt-Kittler rattache en 1971 le squelette d'Armissan. L'espèce ne caractérise pas un seul niveau: on la connaît de MP 19 à MP 25 dans le Jura souabe (sud-ouest de l'Allemagne), et en Turquie sous une forme de grande taille rapportée à MP 25. La révision des rongeurs théridomorphes rapporte Armissan, comme Itardies, à MP 23.
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Spécimen type(n.m.)taxonomie
Pièce de collection à laquelle un nom d'espèce est attaché, et qui sert d'arbitre si l'application de ce nom vient à être discutée. Le terme est générique: l'holotype, les syntypes et le lectotype en sont des variétés, selon que le nom repose sur une pièce unique, sur une série, ou sur une pièce choisie plus tard dans cette série. Les bases de collection portent parfois la mention type seule, quand le dossier n'a pas été repris et que la variété reste à établir.
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Surface d'abrasion(n.f.)sédimentologie
Surface à peu près plane, taillée par les vagues dans les roches d'un rivage à mesure que la mer avance. Les dépôts marins qui la recouvrent ensuite reposent directement sur des roches plus anciennes, et le contact marque une lacune de temps. Dans le Narbonnais, la mer burdigalienne rabote ainsi le socle calcaire et les dépôts antérieurs avant d'y déposer ses molasses.
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Syn-rift(adj.)tectonique
Se dit des dépôts accumulés pendant l'ouverture d'un rift, quand les failles jouent encore et que le fond du bassin s'enfonce. Les dépôts venus ensuite, dits post-rift, recouvrent les failles sans être décalés par elles. Exemple: au cœur du fossé de Narbonne-Sigean, les dépôts syn-rift sont recouverts par des sédiments miocènes et plio-quaternaires de la série post-rift, qui scellent les structures d'extension Fleury et al., 2020.
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Syntype(n.m.)taxonomie
Chacun des spécimens d'une série ayant servi ensemble à établir une espèce, lorsque l'auteur n'en a désigné aucun comme holotype. Situation fréquente dans les publications du XIXe siècle, y compris chez Saporta, et source de révisions ultérieures.
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Taphonomie(n.f.)paléontologie
étude de tout ce qui arrive à un organisme entre sa mort et sa découverte: transport, décomposition, enfouissement, compaction, altération. Elle explique pourquoi un assemblage fossile n'est jamais l'image fidèle d'une communauté vivante. À Armissan, elle rend compte de la surreprésentation des plantes de rive et de la rareté des conifères de pente.
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Taxinomie(n.f.)taxonomie
Science du classement des êtres vivants en groupes emboîtés. Elle définit les rangs, espèce, genre, famille, et les critères qui permettent d'y ranger un organisme. Pour Saporta, dont l'espèce n'est pas une entité fixe, les coupures taxinomiques sont commodes plutôt que naturelles: elles tranchent dans un continuum.
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Taxon(n.m.)taxonomie
Unité quelconque de la classification: famille, genre, espèce. Le mot permet de parler d'un groupe sans préjuger de son rang. En paléobotanique, on parle aussi d'unité taxinomique opérationnelle, ou morphotype.
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Téthys(n.f.)paléogéographie
Océan qui séparait l'Europe de l'Afrique avant la formation de la Méditerranée actuelle, dont elle est le reste rétréci. Sa fermeture progressive accompagne la surrection des Alpes et des Pyrénées. Exemple: à l'Oligocène, Armissan se trouve sur sa bordure nord, à proximité d'un rivage que les bassins d'Europe centrale ne connaissent pas. La Paratéthys en est séparée au nord de la chaîne alpine.
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Tongrien(n.m.)stratigraphie
Ancien étage défini par Dumont en Belgique, d'après Tongres, dans le Limbourg, pour l'Oligocène inférieur. Son contenu a varié selon les auteurs, jusqu'à déborder sur l'Éocène, et il a été abandonné. Il n'a jamais porté d'âge chiffré. Viguier y rattache Armissan en 1891; Saporta, en 1877, place déjà le gisement dans le « tongrien récent ».
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Traits fonctionnels(n.m.pl.)botanique
Caractères mesurables d'une plante qui influent sur sa croissance, sa reproduction ou sa survie: taille du limbe, densité des nervures, masse foliaire par unité de surface, indice stomatique. Ce sont eux qui font le lien entre la forme et le milieu. Tous ne sont pas également fiables sur du matériel fossile, et le choix des traits retenus est en soi une décision méthodologique.
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Transformisme(n.m.)évolution
Nom donné en France, au XIXe siècle, à l'ensemble des doctrines admettant que les espèces se transforment. Le mot précède Darwin, puisqu'il s'applique d'abord à Lamarck, et il reste employé longtemps après lui. Saporta intitule son article de 1869 L'école transformiste et ses derniers travaux, ce qui situe son propos dans cette tradition française plutôt que dans le seul sillage anglais.
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Transgression(n.f.)stratigraphie
Avancée de la mer sur un domaine auparavant émergé. Elle laisse des dépôts marins reposant sur des terrains continentaux. Le Narbonnais en connaît une au Burdigalien supérieur, bien après le lac d'Armissan: la mer recouvre alors la région, la Clape restant émergée.
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Transition Éocène-Oligocène(n.f.)paléoclimatologie
Refroidissement global situé vers 34 millions d'années, marqué par l'installation durable des glaces antarctiques et par un renouvellement des faunes européennes. Armissan est plus récent. La comparaison avec le gisement de Célas, plus ancien, montre que l'effet principal en Europe occidentale porte sur les hivers plutôt que sur la moyenne annuelle.
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Tréfonds(n.m.)carrières
Le sous-sol d'un terrain, distingué de sa surface, la superficie. En droit français, la propriété du sol emporte celle du dessous (Code civil, art. 552), mais les deux peuvent être vendues séparément. À Armissan, les exploitants achètent en 1858 et 1862 le tréfonds des parcelles 450, 482 et 483, où passe le banc de dalles, tandis qu'un tiers garde la superficie; c'est cette séparation qui fonde le litige jugé à Montpellier en 1882.
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Trias(n.m.)stratigraphie
Première période du Mésozoïque, de 251,9 à 201,4 millions d'années Cohen et al., 2024. Son sommet, le Keuper, a laissé dans les Corbières des marnes à gypse et du sel. Ces couches se déforment sans casser: la couverture plus récente s'y est détachée du socle paléozoïque et a pu glisser dessus. La nappe des Corbières orientales repose ainsi sur une semelle de Trias salifère Parizot et al., 2023.
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Wenzia(n.f.)paléontologie
Genre d'escargots terrestres fossiles de la famille des Hélicidés. Wenzia ramondi, longtemps nommé Helix ramondi, caractérise le Chattien: sa petite forme, dite minor, se rencontre au Chattien ancien et récent, et les grands individus n'apparaissent qu'au Chattien terminal. C'est un animal de terre ferme, dont les coquilles abondent pourtant dans des calcaires de lac. À La Salle, dans le Quercy, un calcaire à Wenzia ramondi a été daté de MP 30 par ses rongeurs.
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WMMT(sigle)paléoclimatologie
Warm Month Mean Temperature, température moyenne du mois le plus chaud. Avec le CMMT, elle mesure l'amplitude saisonnière. À Armissan, 26,0 °C avec un écart-type de 3,0 °C: des étés comparables aux actuels, alors que les hivers sont plus doux.